L’odyssée des impressionnistes (1ère partie)

En 1874, refusant le Salon officiel, une trentaine de peintres à l’initiative de Claude Monet décide d’exposer dans des locaux laissés libres par le photographe Nadar, boulevard des capucines à Paris. C’est la première exposition des tenants de la nouvelle peinture qui en organiseront sept autres, la dernière ayant lieu en mai 1886. La société anonyme des peintres, sculpteurs et graveurs regroupe des jeunes artistes ayant pour nom : Boudin, Pissarro, Monet, Sisley, Degas, Renoir, Cézanne, Guillaumin, Morisot et quelques autres oubliés depuis. Leurs sujets préférés sont les paysages fluviaux, presque tous sont fascinés par l’eau, les autres essaient de représenter la réalité dans laquelle ils vivent.

La révolution en couleurs :

Impression, soleil levant

Impression, soleil levant Claude Monet, 1872-1873 Musée Marmottan

C’est ce tableau de Claude Monet : « Impression, soleil levant » qui par dérision va donner son nom au mouvement. Le critique d’art du Charivari, Louis Leroy ayant utilisé ce mot pour se moquer des artistes exposés est imité en cela par son homologue du Figaro, Louis Vauxhcelles qui s’écrie : « Impression, j’en étais sûr. Je me disais aussi, puisque je suis impressionné, il doit y avoir de l’impression là dedans.»

Portrait de Monet lisant

Portrait de Monet lisant - Pierre Auguste Renoir, 1872 Musée Marmottan

Mais d’autres comme le journaliste Armand Silvestre sont plus réceptifs à la démarche des Renoir, Monet, Degas, Cézanne ou Pissarro. A propos de  « leur vision des choses », il écrit judicieusement : « C’est un effet d’impression qu’elle poursuit uniquement, laissant la recherche de l’expression aux passionnés de la ligne. »

La critique négative de la « Presse écrite » conduit l’exposition au fiasco, 3 500 visiteurs seulement s’y rendent du 15 avril au 15 mai 1874 mais un nouveau courant artistique est né. Novateur il rompt avec cinq siècles de classicisme.

Les artistes qui organisent cette exposition ne sont pas des débutants, ayant pour la plupart dépassé la trentaine, ils travaillent avec ardeur depuis quinze ans et parfois plus. Presque deux décennies ont été nécessaires pour former ces peintres qui ont d’abord approché les grands maîtres, étudié à l’Ecole des Beaux Arts et absorbé les différents courants artistiques pour enfin développer un style qui leur est propre.

Malgré des difficultés d’existence innombrables, ils vont offrir au monde ses plus beaux chefs d’œuvre.

Les ‘maîtres’ de l’art officiel :

Ingres

Considéré comme l’un des plus grands artistes de son temps, il exercera une influence considérable sur Degas, Gauguin, Matisse, Picasso et les surréalistes.

Ingres Jean Auguste Dominique

Ingres Jean Auguste Dominique – Montauban 1780 – Paris 1867. Elève de David, obtient le Prix de Rome en 1801.

Les Académiciens sont considérés comme les seuls artistes de grand art. Le style d’Ingres et de ses successeurs envahit les salles de l’Ecole des Beaux arts et les murs des salons officiels où se joue la réputation des artistes. Les tableaux monumentaux ont pour thèmes : la religion, l’histoire, la mythologie et les grands personnages, le paysage restant un genre mineur.

Lors de l’Exposition universelle de 1855, deux géants de la peinture exposent : Ingres le néo-classique et Delacroix le romantique. Tous les artistes intimement liés aux Salons officiels et aux ateliers académiques raflent la plupart des prix, la presse ne manquant pas de mentionner les célébrités qui reçoivent les honneurs.

DelacroixEugène Delacroix succède comme porte drapeau du romantisme à son ami Géricault mort en 1824. Il scandalise à son tour avec le Massacre de Scio (1824) et La Mort de Sardanapale (1827), l’actualité des thèmes et la hardiesse des coloris sont aux antipodes de la froide rigueur néo-classique. Sans être un artiste engagé, comme David et Courbet, Delacroix rompt souvent avec le classicisme et s’inspire de l’actualité, son traitement en demeurant  « allégorique ».

Eugène Delacroix

Eugène Delacroix – Saint Maurice 1798 – Paris 1863.

DelacroixLiberté

De la révolution de 1830 naît : La Liberté guidant le peuple (1830). Delacroix et Baudelaire sont les premiers admirateurs de Manet, le Maître appréciant particulièrement la période espagnole du jeune artiste. Delacroix est considéré comme le Michel Ange français. Il réalise en plus de ses tableaux, la décoration des bibliothèques du Luxembourg, du Palais Bourbon ainsi que l’admirable décor de La Chapelle des anges de Saint Sulpice.

Le salon :

Il doit son nom au salon Carré du musée du Louvre ou se tiennent les premières manifestations dès 1667 mais seuls les élèves de l’Académie des Beaux Arts y sont admis. Après la Révolution, il est ouvert à tous, des prix et des médailles sont décernés. Lors de l’Exposition universelle de 1845, on construit le Palais de l’industrie qui devient le lieu permanent du Salon. Participer au Salon est la condition essentielle pour obtenir des commandes publiques et gagner la considération des critiques, galeriste et collectionneurs. Les impressionnistes vont se heurter pendant plusieurs décennies à l’opposition des jurys d’admission,  tenants de l’art classique.

Les premières dissidences :

Gustave Courbet

Gustave Courbet – (1819-1877) – Forte personnalité, provocateur et révolutionnaire, il croit dans la fonction sociale de l’art. Son amitié avec Proudhon renforce ses convictions républicaines. Pendant la Commune de Paris, devient délégué des Beaux-Arts. Accusé d’avoir dirigé la destruction de la Colonne Vendôme, il est jugé et emprisonné. Il parviendra finalement à fuir et se réfugier en Suisse.

En 1816, l’institution par l’Ecole des Beaux Arts d’un Prix de Rome pour les paysages atteste de la reconnaissance  officielle du genre. Ainsi Corot, Daubigny, Millet, Daumier, Courbet et d’autres qui ont une même affinité pour l’exploration de l’atmosphère, du lieu et de la vie moderne, représentent ce qu’ils « voient » mais d’une façon jugée inachevée donc inacceptable pour figurer aux Salons.

Le Pont d’Auguste à Narni

Le Pont d’Auguste à Narni 1827 Camille Corot passe trois ans en Italie ou il se consacre avec passion au dessin. Il réalise un grand nombre de vues sur les rives du Tibre

Le Pont de Mantes

Le Pont de Mantes 1868-1870

L’apport des peintres « réalistes » va se révéler essentiel pour les impressionnistes. Gustave Courbet se fait le champion de « l’art concret »,  il ose mettre en scène des hommes ordinaires et non plus des héros en traitant uniquement des sujets de son époque. Exclu de l’Exposition universelle de 1855, il présente ses œuvres dans un pavillon indépendant en dehors de l’événement.

Après la Commune, jugé responsable de la destruction de la colonne Vendôme, il voit l’Etat vendre ses œuvres aux enchères.

Les peintres de Barbizon :

BarbizonDe 1825 à 1870, des peintres français de style et de pratiques différents s’exercent à l’art du paysage aux alentours de Barbizon, village situé en  forêt de Fontainebleau. Camille Corot, Théodore Rousseau, Jean-François Millet, Charles Daubigny, Constant Troyon, Virgile Narcisse Diaz de la Péña, Antoine Louis Bayre, Alexandre Gabriel Descamps et Jules Dupré participent à ce mouvement qui n’est pas franchement une école mais le besoin d’un « retour à la nature ».

Les techniques employées sont multiples, allant de l’aquarelle à la peinture à l’huile, du « pleinairisme » au travail d’atelier le plus élaboré. L’invention du tube de peinture vers 1840 favorise l’étude sur le motif.

Ce mouvement, inspiré des paysagistes anglais : Constable et Turner, pose les bases de l’impressionnisme. Deux autres villages sont liés à Barbizon : Pontoise, sur les bords de l’Oise et Marlotte où se trouve un cabaret fréquenté par Courbet, Pissarro, Sisley, Monet et Renoir : Le Cabaret de la mère Anthony (1866).

MilletEntre 1848 et 1849, pour fuir une épidémie de choléra qui s’est déclarée à Paris, Millet vient s’installer à Barbizon dans une maison proche de celle de Théodore Rousseau. En 1848, il présente au Salon Le Vanneur, indifférent aux critiques, le peintre se consacre alors aux sujets ruraux. Monet et Pissarro étudieront avec attention son dessin à la lumière et aux couleurs soigneusement dosées.

Constant TroyonConstant Troyon : Peintre français de paysages et d’animaux né à Sèvres en 1810, mort à Paris en 1865. Ouvrier peintre à la Manufacture de Sèvres, il passe ses loisirs à peindre des paysages, occupation qui le met en contact avec les peintres de Barbizon. A partir de 1833, il voyage en France et expose au Salon. Sa toile Tobie et l’ange lui vaut en 1841 les louanges de Théophile Gauthier. Cinq ans plus tard, il remporte une médaille avec La Vallée de Chevreuse et Dessous de bois, foret de Fontainebleau. En 1847, après un voyage en Hollande, il se découvre des dons d’animalier et introduit dans ses tableaux vaches, bœufs et chevaux. Attiré par Honfleur, il y rencontre Eugène Boudin en 1861.

Les précurseurs :

Boudin-JongkindEugène Boudin. Né à Honfleur (1824-1898) est l’auteur de marines et de paysages qui le font considérer comme un des précurseurs de l’impressionnisme. Surnommé par Camille Corot  le « roi des ciels », il saisit les changements de lumière au gré des heures et des saisons avec une remarquable virtuosité. Il fut le maître et le mentor de Claude Monet. Ses toiles sont exposées aux musées du Havre et de Honfleur.

JongkindJohan  Barthold Jongkind est né à Lattrop aux Pays Bas (1819-1891). Peintre paysagiste et graveur, installé en France, il est qualifié par Edouard Manet de « père du paysage moderne » qui n’a pas son égal pour restituer une lumière diffuse et une eau frémissante.

William Turner. Né à Londres (1775-1851), essentiellement paysagiste, il tend après ses voyages en Italie (1819 et 1828) à dissoudre les formes dans le frémissement de l’air et de la lumière. Comme l’attestent ses superbes marines, il excelle dans l’art de créer des atmosphères quasi irréelles. Monet a admiré le tableau « pluie, vapeur, vitesse » de ce peintre à la National Gallery de Londres pendant son séjour forcé en Angleterre lors de la guerre de 1870-1871.

TurnerLe salon des refusés :

Alors que les innovations des paysagistes ne suscitent que rejet ou indifférence, la sélection des Salons provoque de nombreuses déceptions : les jurés du Salon de 1863 écartant plus de la moitié des œuvres présentées. Le mécontentement est si vif que Napoléon III impose, malgré l’opposition de l’Académie la tenue d’une exposition parallèle dite : Salon des refusés. Ce fait sans précédent attire les curieux par milliers, parmi les artistes : Pissarro, Fantin-Latour, Cézanne, l’américain Mc Neill Whistler et surtout Manet avec Le Déjeuner sur l’herbe (1863). Ainsi, « refusé » devient synonyme de « révolutionnaire » dans l’esprit du public, Manet devenant malgré lui le père de cette révolution.

Les réunions du café Guerbois :

Autoportrait à la palette

Autoportrait à la palette 1876 Edouard Manet

Emile Zola

Le Déjeuner sur l’herbe

Le Déjeuner sur l’herbe Manet - 1863

Les futurs impressionnistes sont probablement les premiers artistes à se regrouper pour défendre une recherche commune. Nombre d’entre eux n’y sont pas nés mais ils savent tous que c’est dans la capitale qu’ils peuvent atteindre leur but. Car Paris sous le Second empire est considéré comme le centre de l’art mondial, la ville se transforme, le baron Haussmann fait tracer de vastes boulevards éclairés et l’Exposition universelle de 1867 se veut le symbole du progrès économique, scientifique et artistique.

NadarBaudelaireAu temps de l’éclairage au gaz, les peintres doivent abandonner les pinceaux dès la tombée du jour. C’est principalement au Café Guerbois, 11 rue des Batignolles, que se rencontrent les « novateurs ». Manet commence à le fréquenter en 1866, exclu de l’Exposition universelle, se serrent autour de lui ses amis : Monet, Bazille, Renoir, Pissarro, Fantin-Latour, Alfred Stevens et bientôt Degas ; les écrivains : Emile Zola, Charles Baudelaire et aussi les  critiques : Philippe Burty, Alexandre Astruc, Edmond Duranty, Armand Sylvestre et le musicien Edmond Maître. Tous ces habitués qui débattent tous les jeudis dans la fumée des pipes, éreintant le Salon, son Jury et l’art officiel, ignorent alors qu’une guerre bien plus meurtrière va commencer.

19 juillet 1870, c’est la guerre :

DegasCezanneCommencée sur un motif futile, la guerre avec la Prusse conduit le 2 septembre 1870 à un désastre militaire pour l’armée française. Les artistes ne sont pas tous des « guerriers », loin de là, mais ils accomplissent leur devoir sans rechigner ; Degas est mobilisé comme artilleur dans un des forts de Paris, Renoir rejoint un régiment de cavalerie pour dresser des chevaux destinés aux cuirassiers. Cézanne s’est réfugié à l’Estaque près de Marseille, Monet, Pissarro et Sisley, citoyen britannique, s’exilent à Londres. Là, ils font la connaissance de Paul Durand Ruel, un marchand de tableau qui va dorénavant les soutenir.

Stéphane Mallarmé

Stéphane Mallarmé Poète et professeur d’anglais, né à Paris, inaugure avec Rimbaud et Lautréamont, une approche originale du langage et du poème. Il traduit Le Corbeau d’Edgar Alan Poe et demande à Manet d’en réaliser des lithographies.

La capitulation de l’Empereur Napoléon III à Sedan et son abdication provoquent à Paris la proclamation de la IIIème république mais ne met pas fin aux hostilités.  Parvenus près de Paris, les Prussiens entament un long siège qui débute le 1er septembre. Après une résistance héroïque de ses habitants, réduits à manger les chats, les chiens, les rats et même les animaux du Zoo, la capitale se rend le 28 janvier 1871. Manet s’était engagé avec ses frères dans la Garde Nationale, la démobilisation lui permet de rejoindre sa famille au Pays basque.

RenoirLe 18 mars 1871 éclate à Paris un soulèvement populaire que l’histoire retiendra sous le nom de « La Commune ». Excédé par les décisions du gouvernement d’Adolphe Thiers, le peuple de Paris prend les armes. Des débordements conduisent à l’incendie de l’Hôtel de Ville et des Tuileries. Le gouvernement réfugié à Versailles reprend en à peine deux mois le contrôle de la ville, la répression est terrible et se termine par un bain de sang. Le soulèvement, terminé le 28 mai 1871, se solde par vingt mille morts, treize mille condamnations dont deux cent soixante dix à mort, sept mille cinq cent personnes sont déportées, principalement en Nouvelle Calédonie.

La guerre finie, les artistes se réunissent de nouveau au Café Guerbois, il manque plusieurs des leurs dont Frédéric Bazille, ami de Renoir, tué en 1871. Un jeune poète fréquente aussi cet endroit, pour l’heure, il est professeur d’anglais au Lycée Condorcet, Stéphane Mallarmé devient bientôt l’ami de Manet. Quand à Gustave Courbet, il est jugé responsable de la mise à bas de la Colonne Vendôme et est emprisonné.

La guerre finie, les artistes se réunissent de nouveau au Café Guerbois, il manque plusieurs des leurs dont Frédéric Bazille, ami de Renoir, tué en 1871. Un jeune poète fréquente aussi cet endroit, pour l’heure, il est professeur d’anglais au Lycée Condorcet, Stéphane Mallarmé devient bientôt l’ami de Manet. Quand à Gustave Courbet, il est jugé responsable de la mise à bas de la Colonne Vendôme et est emprisonné.

Les années terribles :

La maison du pendu

La maison du pendu 1873-1874 Paul Cézanne 1ère exposition impressionniste

Les Coquelicots

Les Coquelicots 1874 Claude Monet 1ère exposition impressionniste

Pour les futurs impressionnistes, l’après guerre est difficile, l’inattendue embellie économique qui a suivi la fin du conflit s’achève par une dépression. Pour Monet, Pissarro, Cézanne, Renoir et quelques autres, c’est la misère, tous partent souvent un tableau sous le bras à la recherche des quelques francs qui les sauveraient. Manet, le mieux loti aide ses amis du mieux qu’il peut. Les peintres achètent les tubes de couleurs absolument nécessaires chez le Père Tanguy, rue Navarin à Montmartre, qui en ces temps de disette, les leur cède contre une toile et parfois contre rien du tout. En cette année 1873, les rares acheteurs favorables aux artistes n’ont plus les moyens de les aider.

La Loge

La Loge - 1873 - Pierre Auguste Renoir 1ère exposition impressionniste

C’est pourtant dans ces années terribles que s’affirme le style de chacun, Monet, Pissarro, Renoir et Cézanne peignent les premiers chefs d’œuvre qu’ils exposeront bientôt chez Nadar, boulevard des Capucines.

La nécessité de trouver de nouveaux acquéreurs conduit à la création d’une société. Claude Monet reprend une idée que Bazille avait suggérée en 1867 et propose d’organiser à leur frais une exposition du groupe, après bien des vicissitudes, le projet finit par aboutir.

Le temps des expositions : 1874-1886

L’exposition de « La Société Anonyme des Artistes, Peintres, Sculpteurs… », nom choisi par ceux qui exposent dans les locaux laissés libres par le photographe Nadar, représente le point culminant de la révolte contre l’art établi entamée vingt ans plus tôt par Courbet.

Le Berceau

Le Berceau -1873- de Berthe Morisot

Ils sont trente à exposer boulevard des Capucines : Zacharie Astruc, Antoine Ferdinand Attendu, Edouard Béliard, Eugène Boudin, Félix Bracquemond, Emile Brandon, Pierre Isidore Bureau, Adolphe Félix Cals, Paul Cézanne, Gustave Collin, Louis Debras, Edgar Degas, Giuseppe de Nittis, Jean Baptiste Armand Guillaumin, Louis Latouche, Ludovic Napoléon Lepic, Stanislas Lépine, Jean Baptiste Léopold Levert, Alfred Meyer, Auguste de Molins, Claude Monet, Berthe Morisot, Emilien Mulot-Durivage, Auguste Louis Marie Ottin, Auguste Ottin, Camille Pissarro, Pierre Auguste Renoir, Léon Paul Robert, Stanislas Henri Rouart et Alfred Sisley.

La Danseuse

La Danseuse - 1873 - Auguste Renoir 1ère exposition impressionniste

Tous ne sont pas issus du « Groupe des Batignolles », ils ont souvent été invités pour faire nombre et partager les frais, mais ce sont d’excellents artistes qui proposent un ensemble de cent soixante cinq toiles, gravures et dessins. D’autres ont refusé l’invitation, en particulier Corot, Jongkind, Tissot, Legros et surtout Manet qui ne voit de salut que dans l’admission au Salon officiel.

Parmi les œuvres présentées à partir du 15 avril 1874 figurent des toiles devenues célèbres : Le Berceau (1873) de Berthe Morisot, La Loge (1874), La Danseuse (1874) de Renoir, Impression, soleil levant

(1872), Les Coquelicots (1873), Le Boulevard des Capucines (1873) de Monet, La Maison du pendu (1873-1874), Une Moderne Olympia (1872-1873) de Cézanne, La Classe de danse (1874), Répétition sur la scène (1873), Attelage (1870-1872) de Degas.

***

Ecrit par Jean-Marc Desenclos, cet article n’est pas libre de droit.
Sa promotion est autorisée via ce blog mais pas son utilisation, ni sa modification sans l’autorisation de l’auteur.

 

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  1. #1 par Marilyn Berthelot le 4 avril 2012 - 21 h 38 min

    D’ailleurs, en matière de membre de l’Académie, ll parait que le célèbre libraire Monsieur Collard, qui tient la librairie Griffe Noire, va postuler pour être élu à l’Academie Française !. Je trouve que ça offrirait un second élan à l’institution, foi de Saint Maurien. Qu’en pensez-vous ?

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