L’odyssée des impressionnistes (2ème partie)

La Classe de danse 1874 Edgar Degas 1ère exposition impressionniste

La Classe de danse 1874 Edgar Degas 1ère exposition impressionniste

Renoir est l’un des rares chanceux à vendre des tableaux, trois sur les six présentés. Les autres sociétaires sont mécontents des résultats, l’exposition est déficitaire et une assemblée générale prononce la dissolution de la société.

Boulevard des Capucines 1873 Claude Monet 1ère exposition impressionniste

Boulevard des Capucines 1873 Claude Monet 1ère exposition impressionniste

Monet qui habite Argenteuil depuis 1872 invite ses amis à le rejoindre. Tous, même Manet qui rejoint à Gennevilliers Caillebotte, sortent des ateliers et se font les champions de la peinture en plein air, trouvant dans la nature leur liberté. Renoir qui n’aime pourtant pas la campagne rend visite à Monet et peint avec lui.

Argenteuil, couple en tenue de canotage E. Manet - 1874 Tournai, Musée des Beaux Arts

Argenteuil, couple en tenue de canotage E. Manet - 1874 Tournai, Musée des Beaux Arts

Camille Monet et son fils Jean 1874 P. A. Renoir

Camille Monet et son fils Jean 1874 P. A. Renoir

Il n’existe probablement pas un autre lieu qui s’identifie autant à l’impressionnisme qu’Argenteuil ; dans et autour de la maison de Monet, avec celui-ci, Manet et Renoir travaillent ensemble. Avec une variété sans précédent, les impressionnistes deviennent les témoins de la société et de la vie quotidienne des français de la seconde moitié du XIXème siècle.

Les Barques, régates à Argenteuil 1874 Claude Monet

Les Barques, régates à Argenteuil 1874 Claude Monet

Les tableaux peints cet été là sont parmi les plus célèbres ; de Manet : Argenteuil, couple en tenue de canotage (1874), En Bateau (1874), Claude Monet dans son atelier (1874) ; de Renoir : Camille Monet et son fils jean (1874), Voiliers à Argenteuil (1874), de Monet : Les Barques, régates à Argenteuil, Le Pont d’Argenteuil, Le Pont de chemin de fer à Argenteuil, etc.

La Liseuse 1874 P. A. Renoir

La Liseuse 1874 P. A. Renoir

Une deuxième exposition est enfin organisée en avril 1876 dans la galerie de Paul Durand Ruel, rue Le Peltier, des trente participants à la première, il n’en reste plus que douze. Y participent : Monet, Femme dans un jardin (1875) et La Japonaise (1876), Renoir : Le portrait de Bazille (1867) et La Liseuse (1874), Degas : Portraits dans un bureau (1873), Berthe Morisot, Pissarro, Sisley avec Inondations à Port Marly (1876) et Cals, Le Déjeuner à Honfleur (1875).

La Japonaise 1876 Claude Monet

La Japonaise 1876 Claude Monet

Six nouveaux artistes se joignent au groupe : Gustave Caillebotte : Les Raboteurs de parquet (1875), Marcellin Desboutin, Jacques François, Jean François Millet et Charles Tillot. Deux cent cinquante deux tableaux, pastels et aquarelles sont présentés. Les vingt exposants ne sont plus propriétaires de toutes les œuvres, Victor Choquet, inspecteur des douanes et fervent admirateur de Cézanne et Renoir prête six toiles de ce dernier. Le chanteur de l’Opéra de Paris, le baryton Faure confie ses « Monet », Durand Ruel, ses « Pissarro ». Il vient moins de visiteurs que la première fois et les critiques sont toujours aussi mauvaises.

Le Café-concert, Les Ambassadeurs 1876-1877 Edgar Degas

Le Café-concert, Les Ambassadeurs 1876-1877 Edgar Degas

Manet, dont les deux toiles : Le Linge et L’Artiste, proposées au Salon sont refusées décline l’invitation mais ouvre son atelier au public. Consolation pour Durand-Ruel, l’exposition est bénéficiaire et tous frais payés les artistes reçoivent chacun 75 francs plus un dividende de 3 francs. Cézanne qui s’était abstenu considéra cela comme « un joli commencement ». Gustave Caillebotte et Camille Pissarro sont les chevilles ouvrières de la troisième exposition de 1877, les locaux de Durand-Ruel étant indisponibles, Caillebotte finit par trouver un appartement vide à louer dans la même rue Le Peletier, au numéro 6. Le règlement stipule pour la première fois qu’il est interdit d’exposer en même temps au Salon.

Le Bal au Moulin de la Galette 1876 – P. A. Renoir

Le Bal au Moulin de la Galette 1876 – P. A. Renoir

Dix huit peintres seulement prennent part à l’exposition qui regroupe deux cent trente œuvres. Malgré la ferme opposition de Renoir, elle à pour nom « Exposition des impressionnistes ». Parmi les vingt et une toiles de Renoir figurent La Balançoire (1876) et Le Bal au Moulin de la Galette (1876). Degas expose vingt quatre tableaux dont L’Absinthe (1876), Le Café-concert, Les Ambassadeurs (1876-77). Cézanne envoie dix sept œuvres dont les Baigneurs (1877) et La Tentation de Saint Antoine (1875). Parmi les toiles de Pissarro : Les Toits rouges (1877).

Les Toits rouges 1877 Camille Pissarro

Les Toits rouges 1877 Camille Pissarro

Les oeuvres de Cézanne et Pissarro qui sont exposées proposent souvent des paysages de la région de Pontoise, les thèmes champêtres demeurent très présents dans ces peintures de la seconde moitié des années 1870.

La Balançoire 1876 P. A. Renoir

La Balançoire 1876 P. A. Renoir

Car, au sein des impressionnistes, si Monet et Sisley peuvent être vus comme les peintres « de l’eau », Cézanne et Pissarro sont les peintres « de la terre ».

Rue de Paris, temps de pluie 1876-1877 Gustave Caillebotte 3ème exposition impressionniste

Rue de Paris, temps de pluie 1876-1877 Gustave Caillebotte 3ème exposition impressionniste

Caillebotte présente six toiles : Rue de Paris, temps de plue (1876-77), Le Pont de l’Europe (1876), Portraits à la campagne (1876), Portrait de Madame C (1877), Portraits et Peintres en bâtiments (1877). Quand à Monet, il est présent avec trente cinq œuvres, plusieurs paysages de Montgeron, sept vues de La Gare Saint Lazare et Les Dindons blancs.

Mademoiselle Lala au cirque Fernando 1879 Edgar Degas 4°exposition

Mademoiselle Lala au cirque Fernando 1879 Edgar Degas 4°exposition

Dès l’ouverture au début d’avril, le public nombreux semble enfin chercher à comprendre la démarche des artistes mais la presse persistant dans ses attaques et ses railleries retourne l’opinion. Deux nouvelles recrues se présentent pourtant : Mary Cassatt et Paul Gauguin.

Portraits à la Bourse 1879 Edgar Degas 4°exposition

Portraits à la Bourse 1879 Edgar Degas 4°exposition

Le 31 décembre 1877 meurt en Suisse Gustave Courbet, par solidarité avec ses compatriotes exilés de la Commune de Paris, il refusa toujours de retourner en France avant une amnistie générale. Sa volonté fut respectée et son corps inhumé à La Tour-de-Peilz dans les premiers jours de 1878.

Madame Charpentier avec ses enfants 1878 Pierre Auguste Renoir Exposé au Salon de 1879

Madame Charpentier avec ses enfants 1878 Pierre Auguste Renoir Exposé au Salon de 1879

L’année 1878 est difficile financièrement pour la plupart des peintres, Monet, sans argent, est dans l’impossibilité d’acheter toiles et couleurs, Pissarro qui a charge de famille est tellement endetté qu’il est menacé de saisie. Cézanne doit à l’amitié de Zola qui héberge sa famille pendant un an de pouvoir continuer à travailler.

Chez le père Lathuille 1879 Edouard Manet Exposé au Salon de 1880

Chez le père Lathuille 1879 Edouard Manet Exposé au Salon de 1880

L’homogénéité du mouvement est mise à mal lors de la quatrième exposition en avril 1879 au 28 de la rue de l’Opéra, Renoir, Cézanne, Berthe Morisot et Sisley s’abstiennent. Seulement quinze exposants sont réunis grâce à l’infatigable Caillebotte : Caillebotte (vingt cinq toiles), Adolphe Félix Cals, Edgar Degas (vingt cinq), Claude Monet (vingt neuf), Ludovic Piette, Camille Pissarro (trente huit), Henri Rouart et Charles Tillot. Il y a sept débutants : Marie Braquemont, épouse de Félix, Mary Cassatt, Jean Louis Forain, Albert Lebourg, Henri Somm, Frédérigo Zandomeneghi et Paul Gauguin avec …une sculpture. Pour la première fois, l’exposition dégage un vrai bénéfice : 439f par exposant.

Le Comte de Toulouse Lautrec conduisant un attelage 1880 Henri Toulouse Lautrec

Le Comte de Toulouse Lautrec conduisant un attelage 1880 Henri Toulouse Lautrec

La décision de Renoir, Cézanne et Sisley de présenter des tableaux au Salon est un tournant dans l’histoire des impressionnistes dont le ciment principal en est justement son opposition. La raison de ce changement est avant tout économique, les temps sont durs, Cézanne et Sisley sont refusés, Renoir et Manet acceptés. Pour Renoir c’est un succès, la toile : Madame Charpentier avec ses enfants (1878) fait un triomphe ce qui plonge Monet dans le doute de pouvoir réussir un jour hors du Salon. En 1880, il décide de soumettre deux toiles au jury.

Bouquet de tournesols 1880 Claude Monet

Bouquet de tournesols 1880 Claude Monet

1880, la cinquième exposition qui se tient au 10 rue des Pyramides ne peut, suite à la défection de Monet, être considérée comme une exposition impressionniste. Dix neuf artistes y participent dont quatre débutants, ne restent du groupe du début que Pissarro (seize toiles), Morisot (quinze), Guillaumin (vingt deux) et Degas (douze). Ce dernier insiste pour présenter l’événement comme une exposition d’artistes indépendants qui n’est pas un grand succès populaire. Quand à ceux des impressionnistes qui tentent leur chance au Salon, la réussite se fait toujours attendre, Monet est refusé, Renoir, accepté : Jeune fille au chat (1880) et Manet manque une seconde médaille avec Chez le père Lathuille.(1879).

La Place Saint Marc à Venise 1881 Auguste Renoir 7 ème exposition impressionniste

La Place Saint Marc à Venise 1881 Auguste Renoir 7 ème exposition impressionniste

La sixième exposition de 1881 retrouve le 35 boulevard des Capucines ou s’est tenue la première. Elle ne réunit que treize exposants : Mary Cassatt (onze tableaux), Edgar Degas (huit), Jean Louis Forain (dix), Paul Gauguin (dix), Armand Guillaumin (seize), Berthe Morisot (sept), Camille Pissarro (vingt huit), Jean François Raffaëlli (trente quatre), Henri Rouart (quinze), Charles Tillot (dix), Eugène Vidal (un), Victor Vignon (quinze, Frédérigo Zandomeneghi (cinq). Caillebotte renonce à participer du fait de nombreuses divergences avec Degas. L’absence des principaux peintres laisse à penser dans l’esprit de Zola que le groupe impressionniste a cessé d’exister. Deux expositions particulières de Manet et de Monet sont proposées dans les locaux de la revue La Vie moderne. Cette année là, Toulouse-Lautrec exécute ses premières œuvres et Van Gogh entame sa carrière de peintre. Zola publie Les Soirées de Médan et forme avec d’autres écrivains le groupe naturaliste. Mort de l’auteur de Madame Bovary, Salammbô, Bouvard et Pécuchet, etc., Gustave Flaubert, le 8 mai 1880.

Au mouvement de prospérité économique amorcé en France en 1880 succède un krach boursier qui entraîne nombre de faillites. Durand-Ruel qui avec l’aide de collectionneurs privés soutient les artistes en leur achetant régulièrement des toiles se retrouve de nouveau dans une situation financière difficile. Il soutient pourtant Caillebotte dans le projet d’organiser une exposition en 1882.

Unis pour la dernière fois

Un dimanche après midi à l’ile de la Grande Jatte 1884-1886 Georges Seurat 8ème exposition impressionniste

Un dimanche après midi à l’ile de la Grande Jatte 1884-1886 Georges Seurat 8ème exposition impressionniste

La septième exposition « des artistes indépendants » ouvre le 1er mars 1882, 251 rue Saint Honoré, Caillebotte, Pissarro et Durand Ruel en sont les chevilles ouvrières.

Le Bar aux Folies Bergères 1881-1882 Edouard Manet Exposé au Salon de 1882

Le Bar aux Folies Bergères 1881-1882 Edouard Manet Exposé au Salon de 1882

Exposent : Monet (trente cinq toiles), Pissarro (trente six), Renoir (vingt cinq), Sisley (vingt sept), Morisot (neuf), Gauguin (treize), Caillebotte (dix sept), Vignon (quinze) et Guillaumin (vingt six).

La veille de l’inauguration, Degas décide de ne pas participer, Mary Cassatt, solidaire en fait de même. Cézanne enfin admis au Salon et Manet qui hésite longuement s’abstiennent une nouvelle fois La presse moins agressive publie une série d’articles favorables suscitant la venue de nouveaux amateurs. Cette exposition est le « chant du cygne » du groupe des Batignolles. Alors que leurs œuvres commencent à susciter de l’intérêt, la dépression économique engendrée par l’effondrement de la Bourse maintient le marché de l’art au niveau le plus bas.

Peintre français, (Paris 1859-1891). Seurat met en œuvre la technique  « divisionniste ». Paul Signac est son plus fidèle disciple. Eclaircissant sa palette au contact des impressionnistes, il  peint Un Dimanche d’été à la grande jatte, il meurt à 32 ans, son dernier tableau : Le cirque.

Peintre français, (Paris 1859-1891). Seurat met en œuvre la technique « divisionniste ». Paul Signac est son plus fidèle disciple. Eclaircissant sa palette au contact des impressionnistes, il peint Un Dimanche d’été à la grande jatte, il meurt à 32 ans, son dernier tableau : Le cirque.

Le 30 avril 1883, Edouard Manet meurt, encore largement incompris du public, seuls ses amis pleurent le père de « l’art moderne ». Naissance de Picasso et de Fernand Léger.

Quand en 1885, Paul Durand-Ruel invité par l’Américan Art Association émet l’idée d’une exposition aux Etats-Unis, les peintres se montrent peu confiants dans le jugement des américains. Ils débattent alors de la possibilité d’une nouvelle exposition l’année suivante.

1886, tandis que Durand-Ruel réunit les trois cents toiles qu’il doit emmener à New York, les peintres préparent activement leur huitième exposition, Berthe Morisot et Eugène Manet financent ce qui s’appelle « Exposition de peinture » au 1 de la rue Laffitte.

Dix sept artistes participent et présentent deux cent quarante neuf tableaux. De la première exposition de 1874, il ne reste que Degas (quinze toiles), Pissarro (vingt), Guillaumin (vingt et une), Morisot (quatorze) et Rouart (vingt sept).

Bonjour, monsieur Gauguin 1889 Paul Gauguin

Bonjour, monsieur Gauguin 1889 Paul Gauguin

Les autres participants sont Marie Braquemond (six œuvres), Mary Cassatt (sept), Jean Louis Forain (treize), Paul Gauguin (dix neuf), Lucien Pissarro (dix), Odilon Redon (quinze), Claude Emile Shuffenecker (neuf), Charles Tillot (seize), Victor Vignon (dix huit) et Frédérigo Zandomeneghi (douze).

Deux nouveaux venus, Georges Seurat (neuf) et Paul Signac (dix huit) créent l’événement, ils seront qualifiés par la suite de néo-impressionnistes. L’exposition à la Maison Dorée est un succès de curiosité du en grande partie à Seurat et Signac mais déconcerte la critique.

Vincent Van Gogh 1853-1890

Vincent Van Gogh 1853-1890

Malgré la présence de Berthe Morisot, de Guillaumin et de Gauguin, il semble bien que cette fois le mouvement impressionniste soit mort.

Le voyage en Amérique de Durand Ruel est un succès complet qui le sauve de la ruine, le nouveau monde est très réceptif à la nouvelle peinture et un nouveau marché s’ouvre. Renoir dira plus tard : « C’est grâce aux américains que nous devons de n’êtres pas morts de faim. »

Ainsi douze ans après, les artistes qui avaient été le cœur et l’âme du mouvement sont définitivement séparés, géographiquement et idéologiquement. La date de 1886 est le symbole d’une fin, celle de la bande à Monet.

L’héritage

L’impressionnisme demeure une des phases les plus importantes de l’histoire de l’art moderne, période à laquelle succède en 1886 un autre mouvement dont les acteurs sortent eux-mêmes des rangs de l’impressionnisme. C’est le commencement d’une nouvelle ère fertile d’abord avec les artistes eux-mêmes qui travaillent dans de nouvelles voies, et ensuite avec les apparentés au mouvement que sont Vincent Van Gogh (1853-1890), Henri de Toulouse Lautrec (1864-1901) et Paul Gauguin (1848-1903).

Cour de ferme à Auvers 1879-1880 Paul Cézanne Legs Caillebotte

Cour de ferme à Auvers 1879-1880 Paul Cézanne Legs Caillebotte

Des hommes nouveaux apparaissent, Picasso, Matisse et beaucoup d’autres qui commencent là ou leurs prédécesseurs se sont arrêtés. Ainsi après le post-impressionnisme s’ouvrent des horizons nouveaux avec le fauvisme, le cubisme, l’expressionnisme, le futurisme, le dadaïsme, le surréalisme, chaque courant ayant ses têtes d’affiches.

Le succès des expositions de Durand-Ruel en Amérique suscite un nouvel intérêt pour les peintres rebelles. Le goût du public et des amateurs évolue et le marchand d’art décide de tenter sa chance à Londres. Cette fois, il propose aux Grafton Galleries : 59 Renoir, 55 Monet, 49 Pissarro, 38 Boudin, 37 Sisley, 35 Degas, 19 Manet, 13 Morisot et 10 Cézanne. Malgré un succès populaire certain, pas un tableau n’est vendu. Seul un jeune critique du Sunday Time proposa de créer un fond public pour l’achat de plusieurs tableaux de cette nouvelle école.

Le legs Caillebotte

L’Estaque, vue du golfe de Marseille 1878-1879 Paul Cézanne Legs Caillebotte

L’Estaque, vue du golfe de Marseille 1878-1879 Paul Cézanne Legs Caillebotte

En 1894, 22 ans après la naissance du mouvement impressionniste, l’état soutenu par l’Académie refuse le legs Caillebotte, 67 tableaux sélectionnés par Martial Caillebotte, son frère, et Auguste Renoir : 16 Monet dont La Gare Saint Lazare, 18 Pissarro, 8 Renoir dont Le Moulin de la galette, 9 Sisley, 2 Millet, 7 Degas dont l’Etoile et 2 Cézanne dont Cours de ferme à Auvers. Ces toiles sont encore jugées indignes, par les tenants de l’art académique, d’entrer dans les collections nationales. Finalement, après une longue et patiente négociation, vingt sept œuvres sont finalement choisies.

Les tableaux refusés sont pour la plupart achetés par le Docteur Barnes, un américain, qui se constitue ainsi une des plus belles collection mondiale privée consacrée à l’impressionnisme.

Le 9 février 1897, la salle Caillebotte est ouverte au public dans une nouvelle aile au Palais du Luxembourg. Depuis le milieu du XXème siècle, tous les grands musées du monde rêvent de pouvoir présenter une telle collection.

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  1. #1 par mercadeo le 11 janvier 2012 - 20 h 43 min

    The Caillebotte collection was installed under conditions which the ill-will of the administrators made at least as deplorable as possible. The works were crowded into a small, badly lighted room, where it is absolutely impossible to see them from the distance required by the method of the division of tones, and the meanness of the opposition was such that, the pictures having been bequeathed without frames, the keeper was obliged to have recourse to the reserves of the Louvre, because he was refused the necessary credit for purchasing them. The collection is however beautiful and interesting. It does not represent Impressionism in all its brilliancy, since the works by which it is composed had been bought by Caillebotte at a time, when his friends were still far from having arrived at the full blossoming of their qualities. But some very fine things can at least be found there. Renoir is marvellously represented by the Moulin de la Galette, which is one of his masterpieces. Degas figures with seven beautiful pastels, Monet with some landscapes grand in style; Sisley and Pissarro appear scarcely to their advantage, and finally it is to be regretted, that Manet is only represented by a study in black in his first manner, the Balcony, which does not count among his best pictures, and the famous Olympia whose importance is more historical than intrinsic. The gallery has separately acquired a Young Girl in Ball Dress by Berthe Morisot, which is a delicate marvel of grace and freshness. And in the place of honour of the gallery is to be seen Fantin-Latour’s great picture Hommage à Manet, in which the painter, seated before his easel, is surrounded by his friends; and this canvas may well be considered the emblem of the slow triumph of Impressionism, and of the amends for a great injustice.

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